•  

    Reims à toutes jambes 2011 : Une belle édition  Publié le 16 octobre 2011 à 15h40, par Christophe Rochotte

    Si les records du 10 km, du semi marathon et du marathon n’ont pas été battus, cette 28e édition restera malgré tout dans les annales. Au fil des ans, cet événement attire de plus en plus de participants. Cette année près 12000 coureurs ont tenu à se joindre à la fête. Bien leur en a pris, puisqu’ils ont pu bénéficier de conditions de courses idéales.

     Si au lever du jour le mercure n’affichait pas plus de 2°, rapidement le soleil pointera et les concurrents profiteront d’une température de 10°, idéale afin de réaliser de bonnes performances. De plus, en l’absence de vent ils appréhenderont moins les longues lignes droites, qui parsèment le parcours considéré comme rapide.

     Cependant, au sein de chaque compétition la même problématique se réitérera avec l’impression d’assister à deux courses dans la course, avec d’un côté l’élite africaine loin devant, où se retrouvaient des athlètes titulaires de références chronométriques internationales et de l’autre, des amateurs d’un niveau régional, obligés de se livrer à un contre la montre dès le départ.

     Un tel exercice exige de la détermination, d’autant plus que les suiveurs en vélo ne sont pas autorisés à l’occasion de ce rassemblement d’envergure.

    Ainsi de Guylain Chmied, 18e en 2h23’10, dont l’ambition consistait à terminer en moins de 2h24’. De même, le Rémois Sylvain Pohut 19e en 2h25’30’’ ne manquera pas de courage.

     Plus les peloton augmentent, plus cette dichotomie apparaît flagrante. Par exemple, sur le marathon regroupant près de 1200 partants,  8 athlètes détenaient une marque sous les 2h10’. Deux parviendront à passer cette barre, 12 à finir en moins de 2h15’, 23 dont deux femmes en deçà des 2h30’ et seuls 53 réussiront à atteindre la barre des 3 heures. De la sorte plus de 50% du peloton ralliera l’arrivée en plus de 4 heures. Une statistique inconcevable, 20 ans en arrière.

     Pourtant les nombreux spectateurs massés tout au long des endroits stratégiques, soit aux passages qu’empruntaient les 3 disciplines, applaudissaient à tout rompre fascinés les Kenyans et les Ethiopiens, héros d’une chevauchée fantastique.

     Toutefois, les premiers régionaux connaîtront eux aussi leur quart d’heure de célébrité. Un peu comme si au pays d’Astérix, il fallait soutenir ces valeureux Gaulois à lutte face à cette invincible armada venue de l’Afrique de l’Est.

     Quant aux favoris, ils ont rempli leur contrat. Comme l’a expliqué René Auguin quelques jours auparavant, leur objectif ne consistait pas à améliorer des records, mais à être le plus nombreux possible en moins de 2h10’.

      Non seulement les 2h07’53’’ de David Kemboi relève quelque peu du seuil psychologique, mais également encore faut-il que les athlètes recelant ce potentiel concentre toute leur attention en direction de ce but.

     Or le combat s’est révélé plus tactique, suite à un premier semi effectué en 1h05’ et un second marqué par de nombreuses attaques donnant l’impression que chacun cherchait à affaiblir ses adversaires en plaçant ses banderilles, ou encore l’exercice ressemblait à une séance de fractionné en groupe, marquée par une succession de courtes accélérations sans fin.

     A ce jeu, l’élimination se produira par l’arrière et 5 hommes restaient toujours groupés au 35e km.

     Finalement, l’Ethiopien Demessew Tsega prendra l’avantage au sprint et l’emportera en 2h09’44’’ devant son compatriote Hailu Dogaga, 2h09’52’’ et le Kenyan Richard Limo, 2h10’02’’.

     Chez les féminines, la lutte pour la victoire se réglera aussi au finish et à base de fighting spirit. A ce jeu, la Kenyane Julia Mumbi se montrera la plus forte en 2h29’36’’. Elle devance les Ethiopiennes Abderash Bedasa, 2h29’47’’ et Lemma Ayeleu, 2h32’26’’.

     Sur le semi, la compétition s’est résumée à un festival africain dominé par le junior Philemon Yator en 1h01’47’’ et deux espoirs : Bernard Kitur, 1h02’30’’ et Assefa Belete, 1h03’02’’.

     Benjamin Malaty, néophyte, pointera à la 8e place en 1h04’20’’.

    Côté féminin, un podium africain de plus avec Asede Banya, 1h09’58’’, Cynthia Jerotich, 1h10’39’’ et Rose Chelimo, 1h11’36’’.

     Désormais, les organisateurs vont continuer à se placer dans une perspective de croissance des effectifs, avec en ligne de mire la célébration de la 30e édition en 2013.

    « Gagny 2011 »
    Partager via Gmail

    Tags Tags : , , , ,